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Le lendemain, par un début de matinée ensoleillé...

J'attends, j'attends seule sur le palier, immobile devant la porte d'entrée sous un beau soleil de debut de journée. Le bruit de la sonnette sur laquelle j'appuie continuellement résonne entre les murs blancs de la maison. Je m'efforce de rester calme, d'atténuer l'envie que j'ai de faire demi-tour. Je me suis promise de rester professionnelle, je suis ici pour le boulot, pas pour faire une partie de jambes en l'air ou pour disputer un combat de boxe.

Nerveusement, je passe une main sur mon bras pour y retirer la poussière et détail au passage ma tenue, particulièrement sobre. Je préfère passer pour une secrétaire coincée que pour une pute du quartier, même s'il sait parfaitement que je ne suis ni l'une, ni l'autre...

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# Posté le mardi 31 juillet 2007 06:26

Modifié le lundi 03 décembre 2007 16:41

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Subitement, j'entends la porte s'ouvrir. Je détourne le regard du massif de fleurs et tombe nez à nez avec un les abdos en béton armé de Matt, qui s'avance, vétu d'une simple serviette nouée autour de ses hanches, de l'eau ruisselant encore sur son torse. Je suis presque sure qu'il l'a fait exprès... Un grand sourire aux coins des lèvres, il me fixe tandis que j'essaye tant bien que mal de ne pas trembler.

Il jette un coup d'oeil à l'horloge et me lance un regard désarmant. La barrière que j'avais mise en place pour bloquer mes sentiments se fissure. Moi qui pensais que la rancoeur me permettrait de lui faire face sans trembler comme une feuille, c'est complétement râté...


- Toujours aussi ponctuelle, lâche-t-il.

- J'ai des principes, et je déteste être en retard, ai-je répondu froidement.
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# Posté le mardi 31 juillet 2007 07:36

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 18:29

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- T'es pas un glaçon, alors évite ce ton froid ça m'énerve.

- Que te dire, à part que je n'en ai strictement rien à cirer...

- T'es vraiment désespérante quand tu t'y mets, souffle-t-il.

- Mon petit doigt me dit que tu n'y es pas étranger.

- Bon ok je vois le tableau, reprend-il. Oui je suis marié, oui je suis un salaud, non Bianca n'est pas là et non on ne va pas baiser comme des bêtes sur le canapé ! Contente ?

Je me détends. Certes, il est marié et c'est une enflure, certes il s'est bien amusé à me glisser des mots d'amour bidons quand nous passions des nuits ensemble, mais il reste quand même particulièrement intelligent et perspicace. Pour le coup, j'essaye de paraître froide et indifférente, mais dieu que c'est dur.

- Dis moi, tu comptes rester longtemps devant la porte à moitié à poil à me reluquer ?

- C'est pas parce qu'on est marié au sapin que ça nous empêche de regarder la forêt...

- Je vois que le mariage n'a toujours pas freiné tes ardeurs de mâle en manque.

- Détrompe toi, maintenant je touche avec les yeux !

- Et ma grand-mère fais du vélo sur un deltaplane... Bon tu me fais entrer ou j'attends la venue du père Noël sur ton palier ?

- Suis moi... dit-il, amusé.
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# Posté le mardi 31 juillet 2007 08:11

Modifié le dimanche 10 février 2008 08:21

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Tranquillement il se retourne et avance d'un pas lent le long du couloir, ma modeste personne sur ses talons. Soudain, il s'arrête et demeure immobile, pensif.

- Je sais ce qui cloche... marmonne-t-il.

- Hein ?

- Je ne t'avais jamais vu avec autant de tissu sur le corps. Je t'ai connu moins prude...

- C'est pour me faire part des pensées de ton esprit dérangé que tu restes planté comme un débile au milieu dis moi ?

- Interprète ça comme tu veux... dit-il avec un sourire mi-figue mi-raisin.

- Avec toi ça fait un moment que j'ai arrêté de chercher à comprendre.

Sans un mot de plus de sa part, il poursuit son chemin; et je me contente de le suivre. A ses côtés, j'ai l'impression de devenir un simple pantin, obéissant aveuglement à mes sentiments. J'essaye d'être le plus naturel possible, mais mon coeur s'emballe dès que nos regards se croisent. La haine ressentie à son égard lors de son mariage s'atténue jusqu'à disparaitre. C'est si étrange d'aimer un homme qu'on ne peut plus avoir, et surtout de s'apercevoir qu'on ignore finalement tout de lui et de ses véritables sentiments.

Être dans l'ignorance totale...

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# Posté le mardi 31 juillet 2007 18:16

Modifié le lundi 03 décembre 2007 16:41

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Il me conduit à travers la cuisine puis nous arrivons dans ce qui semble être le salon. Je détaille la décoration et les meubles, je ne vois pas vraiment pourquoi Matt à fait appel à nous. Tout semble neuf ou en tout cas fraichement acquis. Je me retourne vers lui pour lui demander la véritable raison de ma présence ici, mais il m'arrête d'un geste.

- Pas de réponses à tes questions avant d'avoir posé tes fesses sur une de ces chaises, souffle-t-il.

Docile, je pris place en face de lui. J'ai bien l'intention de découvrir le comment du pourquoi de l'affaire...
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# Posté le mardi 31 juillet 2007 19:07

Modifié le samedi 20 octobre 2007 05:04